Maison Nouvelles Anciens cadres d'Ubisoft reconnus coupables d'agression sexuelle, condamnés à une amende de 100 000 dollars

Anciens cadres d'Ubisoft reconnus coupables d'agression sexuelle, condamnés à une amende de 100 000 dollars

by Aaron Apr 27,2026

Trois anciens dirigeants d’Ubisoft, accusés d’agression sexuelle, de harcèlement racial et de comportements menaçants, ont tous reçu des peines de prison avec sursis ainsi que des amendes.

Serge Hascoët, ancien directeur créatif d’Ubisoft et autrefois le bras droit du PDG Yves Guillemot, aux côtés de l’ancien vice-président éditorial Thomas François et de l’ancien concepteur de jeux Guillaume Patrux, ont tous quitté l’entreprise en 2020. Leurs départs – un mélange de démissions et de licenciements – sont survenus au milieu d’une vague d’allégations.

Les débats judiciaires ont révélé des détails, notamment les accusations selon lesquelles Hascoët aurait tenu des propos racistes envers une employée musulmane après les attaques terroristes de Paris en 2015, et que cette même employée a subi un harcèlement racial continu sous sa supervision. D’autres collaboratrices l’ont accusé d’avoir eu des comportements inappropriés et vulgaires.

Serge Hascoët quitte le tribunal de Bobigny, à Paris, le 2 juin. Crédit image : Xavier Galiana/AFP via Getty ImagesEn tant qu’ancien numéro deux d’Ubisoft, Hascoët aurait également favorisé une culture d’entreprise toxique qui a permis à son protégé François d’agir sans conséquences, selon Libération. Il aurait traité le personnel de manière dégradante, par exemple en exigeant qu’une assistante fasse un long trajet aller-retour lors de sa journée de congé uniquement pour récupérer une tablette iPad.

François faisait face à des accusations d’avoir régulièrement regardé des vidéos pour adultes au travail, embrassé des collègues et tenu des commentaires à connotation sexuelle. Une accusation spécifique d’agression sexuelle provenait d’une fête de Noël organisée par Ubisoft, où il aurait forcé son avances sur une jeune employée. D’autres actes dégradants comprenaient l’attache d’un membre du personnel à une chaise et la contrainte imposée à un collègue pour lui couper les ongles des orteils.

Parallèlement, Patrux était accusé d’avoir eu des comportements violents et intimidateurs envers ses collègues.

Hascoët a reçu une peine de dix-huit mois de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 45 000 € (53 000 $) pour complicité de harcèlement moral. François s’est vu infliger trois ans de prison avec sursis et une amende de 30 000 € (35 000 $) après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle sur tentative. Patrux a reçu une peine de douze mois de prison avec sursis et une amende de 10 000 € (11 700 $).

Ubisoft n’a pas souhaité commenter lorsqu’elle a été contactée par IGN.

Derniers articles